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 ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA

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Vega

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MessageSujet: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Sam 2 Juil 2016 - 17:13

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ROSETTA / PHILAE - Mission de l'ESA - Étude de la Comète Chury


Rosetta est une mission spatiale de l'ESA (Agence spatiale européenne) dont l'objectif est double :
        - orbiter autour de la comète Churyumov-Gerasimenko
afin de l’analyser,
mais aussi larguer à sa surface un atterrisseur chargé d’étudier la composition de son sol
        - mieux comprendre comment notre système solaire s'est formé.

Rosetta constitue un projet phare pour l'ESA qui y a investi plus d'un milliard d'euros.
La mission Rosetta fait partie du programme Horizon 2000 de l'ESA (Agence Spatiale Européenne). La France et le CNES contribuent à cette mission à plusieurs égards.

Rosetta est la sixième sonde spatiale à observer une comète à faible distance, mais elle est la première à se placer en orbite autour de celle-ci et à poser un atterrisseur sur son noyau.





La sonde Rosetta - Source CNES

Montage de la mission

Le comité scientifique européen a décidé sa construction en 1993,
après l'abandon d'un projet commun avec la NASA, avec l'objectif d'améliorer notre connaissance du processus de formation du Système solaire dont les comètes constituent des vestiges.

La mission représente à plusieurs titres un défi technique. La distance entre la Terre et la comète nécessite que la sonde soit autonome durant les phases critiques.

L'atterrisseur doit pouvoir réussir à se poser sur un noyau cométaire dont la constitution et le comportement sont inconnus. Enfin, la sonde doit survivre au niveau thermique et énergétique aux grandes variations d'amplitude de l'éclairage solaire imposées par sa trajectoire.

En 2003, une défaillance du lanceur implique de reporter le départ d'un an et de renoncer à l'objectif initial, la comète 46P/Wirtanen. Rosetta est finalement lancée par une fusée Ariane 5 G+ le 2 mars 2004 en direction de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. Rosetta a quitté la Terre pour un voyage long de 10 ans.

Pour se placer sur une orbite identique à celle de la comète, la sonde spatiale a recours à quatre reprises à l'assistance gravitationnelle de la Terre et de Mars. Durant son périple, la sonde spatiale survole les astéroïdes Šteins en 2008 et Lutetia le 10 juillet 2010, dont l'étude constitue un objectif scientifique secondaire de la mission.

Rosetta est alors mise en sommeil pendant 31 mois afin de réduire la consommation d'énergie durant la phase de sa trajectoire où elle se trouve le plus loin du Soleil.

La sonde spatiale est réactivée en janvier 2014 puis se place sur une orbite identique à celle de la comète à moins de 100 kilomètres de celle-ci. Le 6 août 2014 la sonde spatiale débute les manœuvres devant la mener à son orbite finale autour de Tchourioumov-Guérassimenko puis largue le 12 novembre le petit atterrisseur Philae qui recueille des données durant 3 jours. La mission de l'orbiteur se poursuit autour de la comète qui atteint son pic d'activité au moment de son passage au plus près du Soleil le 13 aout 2015.

Ces mesures, d'une durée de 18 mois au moins, vont permettre de mieux comprendre les processus qui ont mené à la formation du système solaire. En effet, les comètes se sont formées en même temps que le système solaire il y a 4,5 milliards d'années, bien avant les planètes. Leur étude est donc l'occasion de mieux comprendre la situation qui prévalait lorsque notre système solaire est né.


La fin de sa mission est prévue en septembre 2016. La sonde spatiale a largement atteint ses objectifs et fait de nombreuses découvertes inédites sur la structure et la composition de la comète.


L’orbiteur et son atterrisseur


Pour réaliser toutes ces mesures, l’orbiteur et son atterrisseur ont embarque pas moins de 21 instruments.

Concernant l’orbiteur, le CNES assure la maîtrise d’ouvrage de l’instrument CONSERT (Comet Nucleus Sounding Experiment by Radiowave Transmission) : ce radar de sondage, conçu par l'IPAG (Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble), le LATMOS (Laboratoire ATmosphères, Milieux, Observations Spatiales à Paris et Guyancourt) et le MPS (Institut Max-Planck de recherche sur le Système solaire, Allemagne), aura pour mission d'étudier la structure interne du noyau de la comète. Par ailleurs, Airbus Defence & Space Allemagne (ex EADS Astrium) est le maître d’œuvre de la réalisation de l'orbiteur.



L'orbiteur - Source CNES


Quant à l’atterrisseur, le CNES a fourni les piles et batteries et est en charge de l'ensemble de la navigation et de la coordination scientifique de l'atterrisseur.





L'atterrisseur - Source CNES



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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Sam 2 Juil 2016 - 17:28

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Atterrissage de Philae le 12 novembre 2014








Source - ESA - CNES







Source - ESA

La mission Rosetta de l’ESA vient de voir son module Philae réaliser un atterrissage en douceur sur une comète. Cette prouesse extraordinaire constitue une grande première dans l’histoire de l’exploration.

Après une attente angoissante de sept heures, durée de la descente de Philae vers la comète 67P/Churyumov–Gerasimenko, le signal confirmant l’atterrissage est arrivé sur Terre à 16h03 TU (17h03 heure de Paris) le 12 novembre.

Cette confirmation a été transmise à la Terre par l’orbiteur Rosetta simultanément via la station sol de l’ESA à Malargüe (Argentine) et la station de la NASA à Madrid (Espagne). Ce signal a été immédiatement confirmé par le Centre européen d’opérations spatiales de l’ESA (ESOC) à Darmstadt et par le Centre de contrôle de l’atterrisseur du DLR à Cologne (Allemagne).

Les premières données collectées par les instruments de l’atterrisseur ont été envoyées au Centre des opérations scientifiques et de la navigation de l’atterrisseur du CNES, l’Agence spatiale française, à Toulouse.

« Notre ambitieuse mission Rosetta vient d’entrer dans les livres d’histoire : c’est la première fois qu’une sonde non seulement s’approche d’une comète et se met en orbite autour d’elle, mais surtout qu’elle large un atterrisseur à sa surface », déclare Jean-Jacques Dordain, Directeur général de l’ESA.

« Rosetta lève le voile sur les origines de notre planète Terre et va nous aider à mieux appréhender notre avenir. L’ESA et ses partenaires ont aujourd’hui réalisé un véritable exploit ».  


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 22:29

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LA MISSION ROSETTA EN DIX CHIFFRES




Vue d'artiste de Rosetta en orbite sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, fournie par l'Agence spatiale européenne (ESA) le 3 décembre 2012 (AFP/C. CARREAU)



La mission européenne Rosetta, qui va prendre fin vendredi
avec le crash programmé de la sonde sur la comète Tchouri,
est une épopée spatiale hors norme. Voici dix chiffres clés:

- 7,9 milliards de kilomètres: c'est la distance totale parcourue par Rosetta
depuis son lancement par une fusée Ariane 5 tirée depuis Kourou (Guyane française).
Il lui avait fallu parcourir 6,5 milliards de kilomètres en se livrant
à un "jeu de billard cosmique" pour atteindre la comète Tchourioumov-Guérassimenko.

- 12 ans, 6 mois et 28 jours: c'est le temps qui s'est écoulé depuis le lancement de Rosetta le 2 mars 2004.
Programmée au départ pour durer jusqu'en décembre 2015,
la mission a été prolongée jusqu'au 30 septembre 2016.

- 786 jours: C'est le temps passé par la sonde à escorter la comète 67P
d'abord en l'accompagnant dans sa course vers le Soleil jusqu'au 13 août 2015
puis en lui emboîtant le pas lorsque celle-ci s'est à nouveau éloignée de notre étoile.

- 720 millions de kilomètres: c'est la distance à laquelle se trouvait Rosetta
par rapport à la Terre jeudi soir lorsqu'elle a reçu l'instruction de se laisser tomber vers la comète.

- 19 kilomètres: c'est l'altitude de Rosetta au moment d'adopter une trajectoire
qui doit la mener à entrer en collision avec Tchouri vendredi à la mi-journée.

- 14 heures: c'est la durée de la descente de la sonde jusqu'à son crash volontaire sur la comète.

- 40 minutes: c'est le temps que met un signal envoyé par Rosetta pour parvenir à la Terre.

- 100 kilogrammes: c'est le poids de Philae --qui a la taille d'une machine à laver-- lorsqu'il était sur Terre.
Il pèse 1 gramme sur la comète. Rosetta, elle, pèse environ 3 tonnes.

- 1,4 milliard d'euros: c'est le coût de la mission Rosetta, approuvée en 1993 par l'ESA.

- 500: c'est le nombre de scientifiques et d'ingénieurs impliqués dans le projet.





Source - ESA


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 22:47

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Les grandes découvertes de Rosetta et Philae

Grâce à Rosetta qui ne l'a pas quitté des yeux deux ans durant, les chercheurs ont pu observer et mesurer
les moindres changements à la surface de l'astre glacé.

Une occasion unique et merveilleuse pour comprendre le comportement des comètes et percer leurs secrets.
Considérées comme de véritables « fossiles », elles ont en effet beaucoup de choses à nous dire
sur les premiers millions d'années de l'histoire de notre Système solaire
dont elles conservent les traces dans leurs glaces et aussi sur leur parenté ou non
avec l'eau terrestre.
Voire leur lien avec l'apparition de la vie...

   - Sous l'œil de Rosetta, des changements spectaculaires de la comète Tchouri (1)
   
   - L'eau de la comète de Rosetta n'est pas celle de la Terre (2)

   - Des briques de la vie sur la comète de Rosetta : pourquoi c'est important (3)

   - Philae révèle la matière organique de la comète Tchouri (4)

   - Rosetta : révélation sur l’âge des comètes (5)

   - Rosetta révèle l'étonnant cycle de l'eau des comètes (6)

   - Rosetta a peut-être percé le secret de la naissance des comètes (7)

   - Tchouri : son étrange forme est due à une collision entre deux comètes ( 8 )



Source - http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/systeme-solaire-rosetta-philae-retour-mission-historique-64550/

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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:17

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  - Sous l'œil de Rosetta, des changements spectaculaires de la comète Tchouri (1)


Arrivée autour du noyau de 67P/Churyumov-Gerasimenko en août 2014,
la sonde Rosetta a le privilège de cartographier la surface de la comète avec une acuité inégalée.

Le 13 août dernier, celle que l'on surnomme Tchouri atteignait le point le plus proche
de son orbite elliptique autour du Soleil (périhélie).

La bagatelle de 186 millions de kilomètres la séparait alors de notre étoile,
soit un peu plus que la distance moyenne entre la Terre et l'astre solaire ce qui,
en dépit d'un éloignement qui peut paraître important, n'est pas sans conséquence
sur ce corps glacé de plus de 4 km de long.

Aussi, les scientifiques scrutent-ils les moindres transformations occasionnées par ce changement de saison.

Et, en effet, comme nous l'avons vu ces dernières semaines,
les jets de gaz et de poussière se sont intensifiés dans plusieurs régions,
étoffant ainsi l'atmosphère de la comète.
Les caméras de la sonde ont même pu surprendre quelques soudaines et puissantes expulsions de matière.
Mais, avant que l'activité cométaire n'atteigne son paroxysme prédit pour le mois qui suit le périhélie (fin août, courant septembre),
Olivier Groussin, du laboratoire d'Astrophysique de Marseille, et son équipe ont observé des modifications importantes à sa surface,
en particulier au sein d'Imhotep qu'ils ont étudié jusqu'au 11 juillet.

Des changements « spectaculaires »

Dans leur article publié dans Astronomy & Astrophysics, les chercheurs ont signalé des changements rapides
ayant commencé à apparaître début juin, dans cette région qui arbore quelques gros rochers
comme Cheops (présentés voici plusieurs mois) et située sur le plus grand des deux lobes du noyau (la partie ventrale du canard).

« Nous avons suivi de près la région d'Imhotep depuis août 2014 et, jusqu'à la fin mai 2015,
nous n'avions détecté aucun changement jusqu'à des échelles d'un dixième de mètre raconte Olivier Groussin,
qui est aussi membre de l'équipe d'Osiris.

Puis, un matin, nous avons remarqué que quelque chose de nouveau
était arrivé : la surface d'Imhotep avait commencé à changer de façon spectaculaire. »

En comparant une image du 24 mai avec une autre prise le 3 juin, sous un autre angle,
on constate qu'effectivement, la trace sinueuse habituellement visible
sur les terrains relativement lisses d'Imhotep s'était étendue.

Cela a continué les jours suivants, laissant apparaître peu à peu une formation quasi circulaire.
Non loin de là, d'autres tracés du même type ont été relevés à la mi-juin.
Début juillet, la taille de l'ensemble atteignait 220 x 140 m.

Ce qui a le plus surpris l'équipe est la vitesse de propagation
de ces traces : « Quelques dizaines de centimètres par heure ».

Pour l'auteur principal, « cela souligne la complexité des processus physiques impliqués ».
Tout semblait si immobile des mois durant et puis, tout à coup, de nouvelles figures se sont dessinées.
Elles sont très probablement le produit de la sublimation de matériaux volatiles enfouis
sous la couche de poussière qui se réchauffe, en surface, étant donné le rayonnement solaire
croissant et sa position proche de l'équateur.
Toutefois, souligne l'équipe, les observations ne sont pas en accord avec les modèles.

Ceux-ci prédisent plutôt une progression de quelques centimètres par heure et non de plusieurs dizaines de centimètres...

Les chercheurs en sont convaincus, il y a forcément d'autres mécanismes à l'œuvre.
Il est tout à fait possible que la couche superficielle soit en réalité plus fine que supposée et,
en outre, que de l'énergie soit libérée de l'intérieur, par la cristallisation des glaces amorphes
ou encore par une déstabilisation des clathrates.

Curieusement, cependant, les taux de vapeur d'eau, de dioxyde ou de monoxyde de carbone
ont très peu augmenté au-dessus de cet environnement et les observations d'Osiris ne témoignent pas
de jets particulièrement plus intenses à cet endroit. Cela pourrait s'expliquer par des éjections de grains
plus gros que d'habitude -- de taille millimétrique plutôt que de l'ordre du micron -- qui, donc,
réfléchissent moins la lumière solaire.
Il n'est pas non plus exclu qu'une grande partie soit tout de suite retombée à la surface de la comète,
échappant à l'œil de Rosetta.




Schéma de l’anatomie d’une comète. Le noyau (nucleus) de Tchouri est enveloppé par la coma, son atmosphère.
À la proue, les molécules de la chevelure interagissent avec le vent solaire et créent un front appelé Bow shock (en haut à gauche sur l'image),
que les scientifiques de la mission souhaitent étudier durant plusieurs jours dans le cadre de l’expédition inédite de Rosetta,
à 1.500 km du centre de l’astre bilobé.
Dans son sillage, on observe deux queues (tails, en bas sur l'image) caractéristiques des comètes,
l’une de plasma (à l’opposé du Soleil) et l’autre, courbe, de grains de poussière essaimés (dust).
Étant trop près du noyau, la sonde de l’Esa ne peut pas les photographier.
En revanche, depuis la Terre, l’astrophotographe a pu imager l’ensemble (à voir ici). © Esa


Une promenade à travers la chevelure de la comète


Les responsables de cette ambitieuse mission ont décidé qu'à compter du 23 septembre,
Rosetta -- actuellement distante de 450 km -- entamerait une petite croisière de trois semaines
travers la chevelure de la comète.

Fin septembre, la sonde sera éloignée de 1.500 km du noyau qu'elle escorte (plus de 700 millions de kilomètres déjà parcourus en sa compagnie).
Une telle distance remonte à avant son arrivée.
Pour l'équipe scientifique, ce périple sera l'occasion d'étudier au moyen de RPC (Rosetta Plasma Consortium)
l'environnement de plasma de Tchouri, au plus fort de son activité.
« En particulier, précise Claudia Mignone sur le blog de Rosetta, à la proue de la comète,
la frontière entre sa magnétosphère et le vent solaire ». L'expédition permettra ainsi de suivre plusieurs jours
durant son évolution en cette période post-périhélie.

La sonde sera de retour le 7 octobre à quelque 500 km du noyau pour reprendre son travail de vigie.
Elle devrait se rapprocher davantage au cours des semaines suivantes,
à mesure que l'effervescence décroit afin de constater l'érosion créée par l'activité de ces derniers mois.


Source - Futura Sciences


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:22

-

  - L'eau de la comète de Rosetta n'est pas celle de la Terre (2)

Nés il y a 4,55 milliards d'années, les différents corps qui composent le Système solaire
(Terre, planètes, astéroïdes et comètes) ont, au départ, été formés à partir du même nuage
de gaz et de poussière : la nébuleuse protosolaire.

À partir de cette origine commune, ils ont évolué différemment en fonction de leur orbite,
et donc de leur exposition au rayonnement solaire.

Très éloignées du Soleil pendant l'essentiel de leur vie,
les comètes n'ont pratiquement pas évolué et constituent les témoins privilégiés des conditions
qui prédominaient lors de la naissance du Système solaire.
Les compositions isotopiques de leurs principaux constituants sont donc susceptibles
de fournir des informations uniques pour décrire les conditions
et les processus de la formation du Système solaire, et notamment l'origine de l'eau sur Terre.

Le rapport deutérium/hydrogène (D/H) constitue un marqueur clé pour déterminer l'origine de l'eau sur Terre
et comprendre le rôle qu'ont pu jouer les comètes ou les astéroïdes.
L'étude détaillée des premiers spectres obtenus par l'instrument Rosina,
depuis son arrivée au voisinage de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko,
a conduit à une valeur du rapport D/H de 5,3 ±0,7 10-4.
Or, sa valeur de l'eau des océans de la Terre est de 1,55 10-4.

Ce rapport, fortement enrichi en deutérium par rapport à notre biosphère,
ne concorde donc pas avec les hypothèses qui attribuent une origine cométaire à l'eau
présente dans l'atmosphère et les océans terrestres, à l'inverse de ce que laissaient penser
d'autres résultats sur les comètes de la famille de Jupiter.
La valeur du rapport D/H terrestre étant comprise dans la gamme des rapports D/H
des astéroïdes situés entre Mars et Jupiter,
l'eau des océans sur Terre pourrait ainsi provenir préférentiellement des astéroïdes et de certaines comètes.
Ces résultats importants viennent d'être publiés dans la revue Science Express.


Rosetta étudie aussi d'autres éléments volatils


Par ailleurs, les réservoirs cométaires sont situés à des distances considérables du Soleil : le nuage de Oort,
par exemple, s'étend jusqu'à plus de 100.000 UA (100.000 fois la distance Terre-Soleil)
et est la source des comètes de longue période telles la célèbre Halley.
La ceinture de Kuiper, située entre 30 et 55 UA, est quant à elle connue pour être à l'origine des comètes
de la famille de 67P/Churyumov-Gerasimenko qualifiées de « comètes joviennes »
car les parties lointaines de leur orbite sont voisines de celle de Jupiter.
Selon les nouveaux résultats de Rosina, les comètes de cette famille ne proviendraient pas toutes
d'une région source unique, la ceinture de Kuiper.
Certaines pourraient provenir en effet du vaste nuage de Oort.

Les chercheurs souhaitent désormais continuer à décrypter la composition chimique et isotopique
de l'atmosphère de 67P/Churyumov-Gerasimenko, notamment pour d'autres espèces gazeuses
que l'hydrogène, comme les gaz rares ou l'azote.
Ces mesures devraient permettre d'explorer en détail l'origine des éléments volatils sur Terre
permettant l'apparition de la vie.
De nouveaux résultats sont attendus dès la semaine prochaine à l'occasion des rencontres
de l'Union américaine de géophysique et aussi courant janvier 2015.

Source - Futura Sciences


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:28

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  - Des briques de la vie sur la comète de Rosetta : pourquoi c'est important (3)

Des ingrédients considérés comme cruciaux pour l'apparition de la vie sur Terre
ont été découverts dans l'environnement de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko,
que la sonde Rosetta de l'Esa explore depuis presque deux ans.

Ces éléments « sont la glycine, le plus simple des acides aminés, qui se trouve couramment dans les protéines,
et le phosphore, un atome clé de l'ADN et des membranes cellulaires », nous explique Hervé Cottin (astrochimiste,
professeur à l'université Paris-Est-Créteil et chercheur au Lisa).

Si la découverte de la glycine était attendue (cet acide aminé se forme assez facilement à partir de composés plus simples,
comme l'ammoniac, l'eau et le méthane), « celle du phosphore est assez étonnante ».
Une découverte que l'on doit à l'instrument Rosina (Rosetta orbiter spectrometer for ion and neutral analysis),
un double spectromètre de masse, c'est-à-dire un instrument qui identifie des molécules
par la masse de leurs constituants atomiques.

Il s'agit de « la première détection sans ambiguïté de la glycine dans une comète », explique Kathrin Altwegg,
responsable de l'instrument Rosina dont sont tirées les données,
et auteur principal de l'article publié dans Science Advances.

Auparavant, des traces de glycine avaient été trouvées dans les échantillons de la comète Wild-2
ramenés sur Terre en 2006 par la mission Stardust de la Nasa.
Cependant, une « éventuelle contamination terrestre des échantillons de poussière cométaire avait
rendu l'analyse extrêmement difficile ».

 

La découverte de la glycine, de formule brute C2H5NO2, et représentée à gauche, par le spectromètre de masse Rosina,
et du phosphore (P).
La glycine est le plus simple des acides aminés et fait partie de la vingtaine
présente dans les protéines des êtres vivants terrestres.
Le phosphore est un atome indispensable à la vie terrestre.
Il est présent dans l'ADN et l'ARN, ainsi que dans l'ATP, le véhicule de l'énergie des cellules.
© CC BY-SA IGO 3.0, données : Altwegg et al. (2016)



Des briques de la vie telle que nous la connaissons


Les mesures ont été réalisées avant que la comète n'ait atteint son point le plus proche du Soleil
(le périhélie, en août 2015).
La première détection a été faite en octobre 2014, « alors que Rosetta était à seulement 10 km de la comète ».
L'occasion suivante s'est présentée lors d'un survol de la comète en mars 2015,
« quand la sonde était entre 15 et 30 km du noyau ».
La glycine a également été observée en d'autres occasions, liées à des sursauts d'activité de la comète
dans le mois précédant le périhélie, « lorsque Rosetta était à plus de 200 km du noyau,
mais entourée par beaucoup de poussière cométaire ».

La multitude de molécules organiques déjà identifiées par Rosetta,
désormais complétée par la détection passionnante d'ingrédients fondamentaux,
tels que la glycine et le phosphore, confirme « les scénarios les plus couramment admis
pour expliquer l'histoire de l'origine de la vie ». Elle conforte l'idée que les comètes «
ont pu apporter sur Terre des molécules clés de la chimie prébiotique », complète Matt Taylor, de l'équipe Rosetta.

La découverte renforce l'intérêt de les étudier. Comme elles n'ont pas évolué depuis 4,5 milliards d'années,
« leur étude nous donne un accès direct à certains des ingrédients qui ont probablement pris part à la soupe prébiotique
ayant finalement abouti à l'apparition de la vie sur la Terre », commente Hervé Cottin.
Au mois d'avril, une équipe française montrait, au laboratoire,
la possibilité de la formation au sein d'un noyau cométaire d'un sucre, le ribose, qui est un des constituants de l'ARN.

Les scientifiques ont longtemps débattu de la possibilité que l'eau et des molécules organiques aient été apportées
à la Terre primitive par des astéroïdes ou des comètes, « fournissant ainsi certains des éléments clés
pour l'émergence de la vie sur notre planète, qui auraient manqué sur la Terre primitive ».
La chimie prébiotique a pu utiliser des ingrédients venant de la Terre elle-même, en particulier de l'atmosphère.
Mais les scénarios restent hypothétiques.
« Beaucoup d'incertitudes demeurent sur l'environnement chimique de la Terre primitive.
Il existe donc de nombreuses hypothèses selon la composition de l'atmosphère primitive et la valeur de différents paramètres. »

Un gros travail reste à réaliser pour essayer de comprendre « les voies chimiques de l'évolution
de ses éléments une fois sur Terre et le lien entre l'apport de ces ingrédients par impacts cométaires
et l'apparition de la vie ». Certaines hypothèses mettent en avant une chimie relativement productive,
« qui peut justement former des acides animés comme la glycine ».
Mais d'autres, les plus couramment admises, sont « celles où la production
de molécules est faible et qui rendent difficile la formation de glycine à partir de
l'environnement terrestre primitif ».

Source - Futura Sciences


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:38

-

  - Philae révèle la matière organique de la comète Tchouri (4)

La mission de rendez-vous cométaire Rosetta a offert, grâce à l'atterrissage du module Philae,
le 12 novembre 2014, une opportunité exceptionnelle : celle de l'étude in situ du noyau d'une comète
- de sa surface à sa structure interne -, en l'occurrence 67P/Churyumov-Gerasimenko,
ou Tchouri pour faire court.
Ce travail à même la surface apporte de quoi faire progresser la compréhension de ces petits corps célestes témoins des origines du Système solaire.

Les mesures réalisées avec les dix instruments de l'atterrisseur Philae, entre le 12 et le 14 novembre 2014,
durant les 63 heures qui ont suivi sa séparation d'avec Rosetta,
ont complété les observations effectuées par l'orbiteur.
En outre, son atterrissage sur la comète, pleine de rebondissements,
a même été source d'informations supplémentaires.


Vingt-cinq minutes après le contact initial de Philae avec le noyau de la comète,
Cosac (Cometary sampling and composition experiment) a réalisé une première analyse chimique,
en mode « renifleur », c'est-à-dire en examinant les particules entrées passivement dans l'instrument.
Ces particules proviennent vraisemblablement du nuage de poussière produit par le premier contact de Philae avec le sol.
Seize composés ont pu être identifiés, répartis en six classes de molécules organiques : alcools,
carbonyles, amines, nitriles, amides et isocyanates.
Parmi eux, quatre sont détectés pour la première fois sur une comète  : l'isocyanate de méthyle, l'acétone, le propionaldéhyde et l'acétamide.

Elles sont des précurseurs de molécules importantes pour la vie (sucres, acides aminés, bases de l'ADN).
Mais la présence éventuelle de ces composés plus complexes n'a pas pu être identifiée
sans ambigüité dans cette première analyse.
Par ailleurs, quasiment toutes les molécules détectées sont des précurseurs potentiels,
produits, assemblages ou sous-produits les uns des autres, ce qui donne un aperçu des nombreux
processus chimiques à l'œuvre dans un noyau cométaire
et même dans le nuage protosolaire en effondrement, aux premiers temps du Système solaire.

Cosac a identifié un grand nombre de composés azotés, mais aucun composé soufré,
contrairement à ce qu'avait observé l'instrument Rosina, à bord de Rosetta.
Cela pourrait indiquer que la composition chimique diffère selon l'endroit échantillonné.
Civa voit de la matière organique agglomérée en grains

Les caméras de l'expérience Civa (Comet infrared and visible analyser) ont révélé que
les terrains proches du site d'atterrissage final de Philae sont dominés par des agglomérats
sombres qui sont vraisemblablement de gros grains de molécules organiques.
Les matériaux des comètes ayant été très peu modifiés depuis leurs origines,
cela signifie qu'aux premiers temps du Système solaire, les composés organiques
étaient déjà agglomérés sous forme de grains et pas uniquement comme de petites molécules
piégées dans la glace comme on le pensait jusqu'à présent.
Ce sont de tels grains qui, introduits dans des océans planétaires, auraient pu y favoriser l'émergence du vivant.



Philae lui-même révèle la surface variée de la comète

Avec sa masse de 100 kg, Philae est lui-même une source de données pour les astronomes.
En effet, les propriétés mécaniques des terrains ont pu être déduites de son « accométissage » à rebondissements.
L'atterrisseur a d'abord touché la surface à un endroit baptisé Agilkia,
puis a rebondi plusieurs fois avant d'atteindre le site nommé Abydos.

La trajectoire de Philae et les données enregistrées par ses instruments montrent que
le premier point de touché (initialement choisi pour les opérations) est composé de
matériaux granuleux sur une vingtaine de centimètres, alors que le second
(où réside actuellement l'atterrisseur) a une surface dure.

L'expérience radar Consert (Comet nucleus sounding experiment by radio transmission) a consisté à émettre
un signal de Rosetta vers Philae à travers la comète.
À la manière d'un scanner médical, ses modifications donnent pour la première fois accès
à la structure interne d'un noyau cométaire. Première conclusion :l'intérieur de la comète
paraît plus homogène que prévu par les modèles.
Le temps de propagation et l'amplitude des signaux ayant traversé la partie supérieure de la « tête »
(le plus petit des deux lobes de Tchouri) montrent en effet que cette portion du noyau est globalement homogène,
à l'échelle de dizaines de mètres. Ces données confirment aussi que la porosité est forte (75 à 85 %),
et indiquent que les propriétés électriques des poussières sont analogues à celles de chondrites carbonées.

Civa-P et Consert précisent la position de Philae

L'expérience Civa-P (P pour panorama), composée de sept microcaméras,
a pris une image panoramique (360°) du site d’atterrissage final de Philae. Elle révèle
que les fractures déjà repérées aux grandes échelles par Rosetta se retrouvent aussi
jusqu'à l'échelle millimétrique.
Elles sont formées par choc thermique, en raison des grands écarts de température
que connaît la comète lors de sa course autour du soleil.

Cette image panoramique où apparaît par endroits un pied ou une antenne a aussi révélé la position de Philae.
Il repose dans un trou de sa propre taille, couché sur le côté, avec seulement deux pieds sur trois au contact du sol,
et entouré de parois qui compliquent son alimentation en énergie solaire et ses communications avec Rosetta.

L'instrument Consert a quant à lui déterminé, avec trois périodes d'observations en visibilité directe
entre la sonde Rosetta et Philae, la zone (150 par 15 m) où se trouve Philae.
Cela a facilité la reconstitution de la trajectoire de Philae entre le premier site de contact, Agilkia,
et le site d'atterrissage final, Abydos. Puis, en utilisant les signaux qui ont traversé l'intérieur de la comète,
Consert a réduit l'incertitude sur la localisation de Philae
(au bord de la région dénommée Hatmehit) à une bande de 21 mètres par 34 mètres.

Ces recherches qui ont mobilisé des chercheurs du CNRS, d'Aix-Marseille Université,
de l'Université Joseph Fourier, de l'Université Nice Sophia-Antipolis, de l'UPEC, de l'UPMC,
de l'Université Paris-Sud, de l'université Toulouse III – Paul Sabatier et de l'UVSQ,
avec le soutien du Cnes sont publiées au sein d'un ensemble de huit articles
dans l'édition du 31 juillet 2015 de la revue Science.

Ces premières mesures à la surface d'une comète renouvellent l'image
que l'on avait de ces petits corps du Système solaire.

Source - Futura Sciences


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:42

-

- Rosetta : révélation sur l’âge des comètes (5)

La sonde Rosetta, qui escorte 67P/Churyumov-Gerasimenko aliasTchouri depuis août 2014,
nous dévoile peu à peu les secrets des comètes.
La mission européenne a permis de trancher une question vieille de plusieurs décennies : la nature des glaces
de ces astres considérés comme des « fossiles » du Système solaire primitif.
Deux grandes hypothèses s'affrontaient jusqu'à présent : celle d'une glace cristalline,
où les molécules d'eau sont arrangées de manière périodique,
et celles d'une glace amorphe, où les molécules d'eau sont désordonnées.
Un problème rendu d'autant plus sensible par ses implications sur l'origine
et la formation des comètes et donc de notre Système solaire.  

C'est l'instrument Rosina (Rosetta Orbiter Spectrometer for Ion and Neutral Analysis)
à bord de la sonde Rosetta qui aura permis à une équipe internationale pilotée
par un chercheur du Laboratoire au sein de l'Institut Pytheas (CNRS, université Aix-Marseille)
et comprenant également des chercheurs du laboratoire J.-L. Lagrange (OCA, CNRS, université Nice-Sophia-Antipolis)
et du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS, université de Lorraine),
avec le soutien du Cnes, de répondre à cette question.
Ce spectromètre de masse a d'abord mesuré, en octobre 2014,
les abondances du diazote (N2), du monoxyde de carbone (CO) et de l'argon (Ar) dans la glace de Tchouri.
Ces données ont été ensuite comparées à celles obtenues en laboratoire dans des expériences
sur de la glace amorphe, ainsi qu'à celles de modèles décrivant la composition d'hydrates de gaz,
un type de glace cristalline où les molécules d'eau peuvent emprisonner des molécules de gaz.

Les conditions de la formation des comètes sont précisées

Les proportions de diazote et d'argon retrouvées sur le noyau cométaire
correspondent bien à celles du modèle des hydrates de gaz alors que la quantité d'argon
déterminée sur Tchouri est cent fois inférieure à celle que la glace amorphe peut piéger.
La glace de la comète possède donc bien une glace de structure cristalline.

Cette découverte est capitale car elle permet de dater la naissance des comètes.
En effet, les hydrates de gaz sont des glaces cristallines qui se sont formées
dans la nébuleuse primitive de notre Système solaire, à partir de la cristallisation
de grains de glace d'eau et de l'adsorption de molécules de gaz sur leurs surfaces
au cours du lent refroidissement de la nébuleuse. Si les comètes sont composées
de glace cristalline, cela signifie qu'elles se sont forcément formées en même temps que le Système solaire,
et non auparavant dans le milieu interstellaire.

La structure cristalline des comètes prouve également que la nébuleuse primitive
était suffisamment chaude et dense pour sublimer la glace amorphe qui provenait du milieu interstellaire.
Les hydrates de gaz agglomérés par Tchouri ont dû se former entre -228 et -223 °C pour reproduire les abondances observées.
Ces travaux, publiés le 8 mars 2016 dans The Astrophysical Journal Letters, confortent également les scénarios
de formation des planètes géantes, ainsi que de leurs lunes, qui nécessitent l'agglomération de glaces cristallines.



Source - Futura Sciences


-


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:48

-
  - Rosetta révèle l'étonnant cycle de l'eau des comètes (6)


Les comètes sont de grands agrégats de glaces et de poussières, qui perdent régulièrement
une partie de leur matière lorsqu'elles passent près du Soleil sur leurs orbites très excentriques.
Quand la lumière du Soleil chauffe leur noyau gelé, la glace dans le sol -
composée principalement de glace d'eau, mais aussi d'autres substances volatiles - sublime.
Le gaz qui en résulte s'échappe de la comète, emportant avec lui
des poussières solides : ensemble, ce mélange de gaz et de poussière constitue la coma,
la chevelure, et les queues brillantes qui rendent observables nombre de ces astres depuis la terre.

Parvenue à destination en août 2014, Rosetta étudie de près, depuis plus d'un an,
67P/Churyumov-Gerasimenko aliasTchouri, surveillant la façon dont son activité augmente régulièrement au cours des mois.
La comète a atteint le périhélie, le point le plus proche du Soleil sur son orbite de 6 ans et demi, le 13 août 2015,
et retourne depuis lentement vers le Système solaire extérieur.

Un cycle de l’eau réglé sur l’alternance du jour et de la nuit

Selon une étude présentée le 23 septembre dans la revue Nature,
une équipe scientifique a constaté que de la glace d’eau apparaît
et disparaît périodiquement dans une région du noyau bilobé.
Ces observations ont été fournies par Virtis, le spectromètre imageur visible,
infrarouge et thermique de la sonde spatiale, en septembre 2014
lorsque la comète s'approchait du Soleil.
« Nous avons trouvé ce qui maintient la comète en vie »,
explique Maria Cristina de Sanctis, de l'Inaf-IAPS à Rome (Italie),
auteure principale de ces recherches.

L'équipe a étudié un ensemble de données de l'instrument recueillies
en septembre 2014 et focalisées sur Hapi, une région située sur le « cou »,
entre le petit et le grand lobe de la comète (voir la carte avec CometViewer).
Durant cette période, Tchouri se trouvait à environ 500 millions de km du Soleil
et le cou était l'un des endroits les plus actifs du noyau.

Lors de la rotation d'un peu plus de 12 heures de ce corps poreux de plus de 4 km de long,
les différentes régions subissent des conditions d'éclairage variées.
« Nous avons vu des signes révélateurs de glace d'eau sur la région
de la comète que nous avons analysée, mais seulement
quand elle se trouvait dans l'ombre, ajoute Maria Cristina de Sanctis.
En revanche, quand le soleil brillait sur cette région, il n'y avait plus de glace.
Cela indique un comportement cyclique de la glace d'eau au cours de la rotation de la comète. »

Les données suggèrent que, lorsqu'une région du noyau est éclairée,
la glace d'eau sublime dans les premiers centimètres du sol,
se transformant en gaz qui s'échappe ensuite du noyau cométaire.
Lorsque cette zone se retrouve à l'ombre, la surface refroidit très
rapidement ; les couches plus profondes, qui ont accumulé la chaleur solaire,
refroidissent plus lentement et restent plus chaudes.
Une des questions ouvertes étudiée par les spécialistes des comètes
concerne les processus physiques qui alimentent l'activité de dégazage.
L'idée est de savoir s'il existe un mécanisme qui réapprovisionne la surface des noyaux
cométaires au quotidien en glace fraîche.



Le cycle de l’eau sur la comète Tchouri.
En haut, à gauche : son noyau bilobé photographié en septembre 2014.
En dessous, à gauche : images de Virtis (Visible, InfraRed and Thermal Imaging Spectrometer)
centrées sur la région Hapi, le cou de la comète, comparant l’abondance de l’eau
et les températures au cours des 12, 13 et 14 septembre 2014.
À droite : illustrations de l’impact du rayonnement solaire sur la surface
et jusqu’à quelques cm de profondeur, au cours de la rotation de 12,5 heures de l’astre.
© Esa, Rosetta, Virtis, Inaf-IAPS, Observatoire de Paris-Lesia, DLR, M.C. De Sanctis et al (2015), NavCam – CC BY-SA IGO 3.0  


Source - Futura Sciences

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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Ven 30 Sep 2016 - 23:56

-

  - Rosetta a peut-être percé le secret de la naissance des comètes (7)


Avec la mission Rosetta, qui accompagne la comète 67P/Churyoumov-Gerasimenko (ou Tchouri)
sans la quitter des yeux, ou presque, depuis maintenant deux ans, les chercheurs ont engrangé
de précieuses données sur le comportement de ce type de corps céleste mais aussi sur l'évolution
de notre Système solaire dont ils en conservent des traces primitives.
« Les comètes sont vraiment les malles aux trésors du Système solaire » rappelle Matt Taylor,
membre de l'équipe scientifique de la sonde spatiale arrivée autour de l'astre glacé le 6 août 2014.
« Elles nous donnent un aperçu sans précédent sur les processus importants du chantier
de construction planétaire au cours des premiers temps et sur la façon
dont elles se relient à l'architecture du Système solaire que nous voyons aujourd'hui. »

Parmi les questions qui taraudent les chercheurs à propos de ces fossiles de notre Système solaire,
il y a celle de leurs formations. Dans un article publié dans Astronomy & Astrophysics, Björn Davidsson, du JPL,
et son équipe, apportent des éléments qui pourraient départager les deux principales hypothèses qui s'affrontent.
Leur modèle recoupé par les observations de Rosetta penche en faveur du scénario d'une croissance lente,
au détriment de celui de fragments issus de collisions violentes entre, par exemple, des objets transneptuniens,
ou TNO (pour trans-Neptunian objects).



Profil d’une comète comme Tchouri, épiée depuis deux ans par la sonde Rosetta. © Esa, Rosetta, NavCam (CC BY-SA IGO 3.0)
et MPS for OSIRIS Team MPS, UPD, LAM, IAA, SSO, INTA, UPM, DASP, IDA; Fornasier et al. (2015) ;
ESA, Rosetta, MPS for COSIMA Team MPS, CSNSM, UNIBW, TUORLA, IWF, IAS, Esa, BUW, MPE,
LPC2E, LCM, FMI, UTU, LISA, UOFC, vH&S; Langevin et al. (2016)



Les indices laissés par Tchouri

Nombre d'indices recueillis sur Tchouri étayent le modèle de formation dans la nébuleuse primitive.
Premier élément à charge contre l'hypothèse de restes d'objets transneptuniens : la porosité de la comète.
En effet, si elle avait été pétrie par des rencontres violentes, les matériaux les plus fragiles auraient été compactés.

Ensuite, comme nous l'avons rapporté il y a quelques mois (« Tchouri : son étrange forme est due
à une collision entre deux comètes »), il a été montré que la forme bilobée du noyau provient
d'une collision douce entre deux corps distincts. Cette étude s'appuie sur les stratifications
similaires autour de chacun des centres des deux parties. Des structures communes
qui plaident pour une évolution semblable.

En outre, cela souligne un « taux de survie » important : peu d'accrochages sur une très longue période de temps.
Certes, il y a des impacts avec des cométésimaux, mais à petite échelle et à faible vitesse.
Parmi les meilleurs exemples figurent les trois blocs sphériques de quelques dizaines de mètres
observés dans la région de Bastet, sur le petit lobe (la tête du « canard pour le bain », surnom donné à la comète),
près de la zone de Ma'at où devrait se poser Rosetta le 30 septembre prochain.

Les textures qui évoquent une chair de poule, observées à divers endroits,
sont aussi soupçonnées d'être des cométésimaux, mais à plus petite échelle.
Plutôt que de fractures, il pourrait s'agir d'éléments accumulés par fusion et mis au jour par l'érosion solaire.
« Selon la théorie, la vitesse de collision et de fusion des cométésimaux a changé au cours de la croissance,
avec un pic lorsque les grumeaux atteignent quelques mètres, explique l'Esa dans son communiqué.
Pour cette raison, les structures d'un mètre devraient être les plus compactes et les plus résistantes,
et il est particulièrement intéressant de noter que le matériau de la comète apparaît grumeleux à cette échelle. »




Schéma résumant les deux principaux scénarios proposés pour la formation des comètes. © Esa


Une croissance lente à l’ombre des objets transneptuniens


Comme l'indiquent les mesures de Rosetta, les éléments très volatils
comme le monoxyde de carbone, l'oxygène, l'azote et l'argon sont bien préservés.
Ces considérations suggèrent que l'astre s'est formé dans un milieu froid
et qu'il connut des conditions similaires durant la majeure partie de son existence.

« Alors que les grands TNO aux confins du Système solaire semblent avoir été chauffés
par des substances radioactives de courte durée de vie, les comètes ne semblent pas montrer
des signes similaires de processus thermique. Nous avons dû résoudre ce paradoxe
en jetant un regard détaillé sur la ligne de temps de nos modèles actuels du Système solaire,
et envisager de nouvelles idées » indique l'auteur principal de ces investigations.

Selon lui, les turbulences des courants de gaz au cours des premiers millions d'années
de la nébuleuse solaire ont pu accélérer la formation des objets transneptuniens
jusqu'à des tailles de l'ordre de 400 km. En l'espace de trois millions d'années,
tout le gaz aurait disparu, ne laissant plus que les corps solides.
Puis, sur une période estimée de quelque 400 millions d'années,
les gros blocs transneptuniens auraient progressivement accrété des matériaux environnants,
accumulés en couches jusqu'à devenir, pour quelques-uns, des planètes naines
comme Pluton, Charon ou Sedna, ou encore des objets de la taille de Triton
(la plus grande lune de Neptune)...

Les comètes, quant à elles, se seraient développées à partir des grains résiduels
de la formation des TNO dans la partie extérieure de la nébuleuse primitive.
Les vitesses de rencontres étant relativement faibles, les noyaux sont demeurés très fragiles,
car très poreux et peu denses (comme Tchouri). Elles devraient la suite de leurs croissances
aux coups de pouce donnés par les jeunes et gros objets transneptuniens qui les auraient brassés,
augmentant et accélérant de fait les collisions avec les cométésimaux
(ce qui aboutit à des couches supérieures plus denses... comme Tchouri).
Il n'était pas rare que des petits noyaux se rencontrent, donnant naissance ainsi à des comètes... bilobées (comme Tchouri).
Pour les chercheurs, cet épisode d'enrobage des noyaux aurait duré environ 25 millions d'années.

« Les comètes ne semblent pas présenter les caractéristiques attendues pour des décombres de collisions,
résultant de la débâcle de grands objets comme les TNO, résume Bjorn Davidsson.
Au contraire, nous pensons qu'elles ont grossi doucement dans l'ombre des TNO,
survivant la plupart du temps sans dommages durant 4,6 milliards d'années. »

Source - Futura Sciences


-


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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Sam 1 Oct 2016 - 0:20

-

  - Tchouri : son étrange forme est due à une collision entre deux comètes ( 8 )



Sur cette image prise le 14 juillet, un mois avant le périhélie de la comète, par la sonde Rosetta,
à quelque 161 km du centre de Tchouri, on distingue clairement les deux lobes.
Une forme qui a beaucoup surpris les équipes de la mission
qui ont alors comparé le noyau à un canard pour le bain.
© Esa, Rosetta, NacCam, CC by-sa igo 3.0  


Lorsqu'en juillet 2014, Rosetta arriva en vue de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (alias Tchouri),
une des premières surprises qui attendait les équipes de la mission fut la découverte d'un noyau bilobé,
rapidement comparé à un canard pour le bain...
Un surnom qui continue de lui coller à la peau.

Alors, comment expliquer cette forme inattendue qui intrigue depuis plus d'un an les chercheurs ?
Est-ce là l'œuvre de l'érosion qui produisit le rétrécissement de son « cou », entre les deux lobes ?
Ou s'agit-il de deux noyaux séparés et collés ensemble, c'est-à-dire d'une binaire par contact ?
Des chercheurs emmenés par Matteo Massironi (université de Padoue, Italie)
ont mené une enquête de plusieurs mois et viennent d'apporter de solides arguments
validant la seconde hypothèse.
Leur étude, publiée dans la revue Nature,
a été présentée lors du Congrès européen des sciences planétaires (EPSC2015 pour European Planetary Science Congress 2015)
qui se déroule à Nantes du 27 septembre au 2 octobre.



Sur ces images prises avec Osiris de Rosetta, quelques exemples de terrasses et de stratifications continues et parallèles observées à la surface de Tchouri.
© Esa, Rosetta, MPS for OSIRIS Team MPS, UPD, LAM, IAA, SSO, INTA, UPM, DASP, IDA, M. Massironi et al. (2015)  


Deux « oignons » séparés à l'origine de la comète

L'équipe, qui a analysé un grand nombre d'images de la surface de Tchouri
prises en haute résolution entre le 6 août 2014 et le 17 mars 2015, assure que le noyau est né
de la collision douce entre deux petites comètes.
Ce sont les couches superposées de matériau qui ont parlé.
Les chercheurs ont en effet pu identifier une centaine de terrasses et distinguer des strates parallèles
sur des parois de falaises et aussi plusieurs fosses.
À partir de leurs observations de ces superpositions de couches,
ils ont retracé leur direction pour construire un modèle 3D de la comète jusqu'à de plus grandes profondeurs.

« Il est clair, d'après les images, que les deux lobes ont une enveloppe extérieure
de matière organisée en couches distinctes
et nous pensons que cela s'étend sur plusieurs centaines de mètres sous la surface »,
explique sur le blog de Rosetta, l'auteur principal de ces recherches, membre de l'équipe d'Osiris.
C'est un peu comme un oignon, à la différence toutefois,
« que nous considérons deux oignons séparés de différentes tailles
qui ont grandi indépendamment avant de fusionner ensemble ».



À gauche : des terrasses (en vert) et des strates parallèles (lignes rouges) ont été identifiées
sur le noyau de Tchouri (image du haut : Hathor et Ma’at ;
image du bas : région de Seth sur le grand lobe).
Au milieu : modélisation 3D de la distribution des terrains (strates, terrasses, etc.) et de leur orientation.
On peut observer que leurs répartitions esquissent deux enveloppes séparées.
L’échelle indique l’écart angulaire entre le plan et le vecteur de gravité local.
À droite : en vert, vecteurs de gravité locale perpendiculaires aux plans des terrasses et des strates.
© Esa, Rosetta, MPS for OSIRIS Team MPS, UPD, LAM, IAA, SSO, INTA, UPM, DASP, IDA, M. Massironi et al. (2015)  


Une collision à faible vitesse

Il est apparu que les couches superposées dans la région du cou sont inclinées dans des directions opposées.
« Cela a été le premier indice que les deux lobes sont indépendants mais, pour en être sûr,
nous avons aussi fait attention à la relation entre la gravité locale
et l'orientation des dispositifs individuels tout autour de la surface reconstruite de la comète. »

En effet, de manière générale, les couches sont censées se constituer perpendiculairement au centre de gravité.
In fine, après la comparaison entre l'hypothèse d'une formation avec un seul centre de gravité (près du cou)
et celle d'une construction primordiale de deux corps séparés,
c'est la seconde qui se rapproche le plus des observations.
Matteo Massironi précise : « Il s'agit sûrement d'une collision à faible vitesse
pour que l'ordre des strates soit si bien préservé ».

Les chercheurs font remarquer que, même si les deux corps se sont constitués indépendamment,
leurs grandes similarités structurelles renforcent l'idée que le même processus est à leur origine.
« Les stratifications ont aussi été observées à la surface d'autres comètes au cours
de leurs survols par de précédentes missions, rappelle Bjorn Davidsson,
de l'université Uppsala, en Suède, qui a cosigné l'article.
Ce qui suggère qu'elles ont aussi subi une formation semblable. »

Voici plus d'un an déjà que Tchouri est épiée au fil de sa course autour du Soleil.
La comète commence à livrer ses secrets et, petit à petit,
les astronomes assemblent les pièces du puzzle pour résoudre l'énigme de sa formation.
« Rosetta va continuer d'observer la comète pendant une autre année, a déclaré Matt Taylor de l'équipe scientifique,
afin d'obtenir le maximum d'informations sur ce corps céleste et sur sa place dans l'histoire de notre Système solaire. »

La mission Rosetta, qui doit son nom à la pierre de Rosette, pourrait bien déchiffrer le mystère des comètes...


Source - Futura Sciences

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MessageSujet: Re: ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA   Sam 1 Oct 2016 - 0:33

-

La sonde Rosetta a touché « Tchouri », fin de la mission de l’Agence spatiale européenne


L’Agence spatiale européenne (ESA) a reçu le signal confirmant que la sonde Rosetta, douze ans après son lancement, avait atteint la comète Tchouri.





La fin de la mission a été annoncée sous les applaudissements par Sylvain Lodiot,
responsable des opérations de vol de Rosetta au Centre européen d’opérations spatiales (ESOC)
à Darmstadt (Allemagne) qui contrôle la sonde.

« C’est fait. Je peux confirmer le plein succès de la descente de Rosetta. Les opérations de la mission Rosetta sont terminées », a déclaré Patrick Martin, le responsable de la mission. « Adieu Rosetta, tu as bien fait ton travail », a-t-il lancé.

L’ESOC a eu la confirmation de l’impact contrôlé de la sonde sur la comète à 11 h 19 GMT (13 h 19 heure de Paris).

Si ce scénario final a été choisi, c’est parce que la trajectoire de la comète l’entraînera
de nouveau au-delà de l’orbite de Jupiter,
plus loin du Soleil que toutes les régions que Rosetta a traversées jusqu’à présent.
Dans ces conditions, les panneaux solaires produiraient trop peu d’énergie pour faire fonctionner la sonde.

En outre, l’équipe responsable des opérations savait que d’ici peu,
le Soleil serait beaucoup plus proche de la ligne de visée entre la Terre et Rosetta,
et que pendant un mois cette situation compliquerait considérablement les communications avec la sonde.

« Nous avons décidé d’exécuter cet ultime plongeon vers la surface de la comète
afin d’optimiser le retour scientifique de Rosetta », explique Patrick Martin, responsable de la mission.

« C’est une fin douce-amère, mais en fin de compte la mécanique du Système solaire
était tout simplement contre nous : le destin de Rosetta a été scellé il y a bien longtemps.
Mais tout ce qu’elle a accompli passera à la postérité
et sera utilisé par la prochaine génération de scientifiques et d’ingénieurs dans le monde entier. »

Si le volet opérationnel de la mission s’est achevé aujourd’hui,
les analyses scientifiques se poursuivront pendant encore de nombreuses années.


Source - ESA

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ROSETTA / PHILAE - La mission spatiale de l'ESA
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